Le Manuel des Créateurs de Liberté – Par Thibaud Eigle

Monnaie papier, esclavage programmé

 

Les toutes premières monnaies de l’Antiquité n’étaient que crédit : des inscriptions gravées ou portées sur des registres (argile, papyrus…) tenus par des autorités (scribes, prêtres, monarques).

Ces systèmes présentaient tous la même maladie génétique dangereuse : comment fixer la limite du crédit ?

Laisser gonfler le crédit sans limite conduit à une société d’esclaves (car, dans l’Antiquité, les mauvais payeurs et leur famille étaient parfois réduits en esclavage) contrôlée par quelques nantis ou débouche sur une extrême violence.

Pour résoudre ce problème et limiter la croissance du crédit, les Hébreux avaient instauré le « jubilé ».

Tous les 50 ans environ (7 x 7 ans au septième mois), les dettes étaient remises, les esclaves et prisonniers libérés, les terres hypothéquées ou saisies rendues à leurs propriétaires.

En économie moderne, on dirait que le jubilé régulait le cycle du crédit.

Les prêteurs se faisaient rares le sixième mois de l’année du jubilé, puisque si leur débiteur ne les remboursait pas, ce dernier ne risquait presque rien.

Inversement, les emprunteurs ne se bousculaient pas au début du cycle, la perspective de 49 ans d’esclavage en cas de défaut de remboursement refroidissant les ardeurs.

Le jubilé était une solution simple mais finalement assez élégante au problème de la bulle de crédit et évitait de s’en remettre à un « banquier central » ou autre grand prêtre.

Et aujourd’hui ?

Comme nous n’avons pas de jubilé, le rôle des banquiers centraux est de piloter la croissance infinie de la dette.

Ce faisant, nous acceptons que nous-mêmes et notre descendance devenions esclaves d’un crédit contracté en notre nom mais sans notre autorisation…

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